ISSN: 2708-5716
Année:2026
Volume:9
Numéro: 2

Sommaire

Article original

Syndrome de Lyell induit par la Lamotrigine chez un enfant traité par Valproate de Sodium

Lamotrigine-Induced Toxic Epidermal Necrolysis in a Child Treated with Sodium Valproate

Andriatahina H.F.P., Rakotonandrasana F., Ralimalala V.N., Harioly Nirina M.O., Ramarozatovo L.S., Rapelanoro Rabenja F., Ranaivo I.M.

Introduction : Le syndrome de Lyell, ou nécrolyse épidermique toxique, est une toxidermie bulleuse grave du spectre syndrome de Stevens-Johnson/nécrolyse épidermique toxique. Rare chez l’enfant, il constitue une urgence dermatologique. La lamotrigine est un antiépileptique associé à risque de nécrolyse épidermique toxique, particulièrement en association avec le valproate. Nous rapportons ce cas afin de souligner la gravité potentielle de cette association.

Observation : Il s’agit d’un garçon de 6 ans, suivi pour épilepsie de type absence et trouble du comportement, traité par valproate de sodium depuis 5 ans. Une lamotrigine avait été introduite 14 jours avant le début des symptômes. Le tableau débutait par un prurit plantaire devenu diffus, suivi de lésions papuleuses puis bulleuses généralisées, associées à des douleurs à la miction. L’enfant était fébrile à 39°C et présentait des bulles flasques, des érosions post-bulleuses étendues, un signe de Nikolsky positif, une chéilite érosive et une atteinte buccale. La surface cutanée atteinte était estimée à 80%. La lamotrigine et le valproate ont été arrêtés. La prise en charge reposait sur les soins de support. L’évolution était favorable, avec cicatrisation complète après quatre semaines. Le valproate a été réintroduit à cette période. À cinq mois, il persistait des dyschromies post-inflammatoires diffuses, sans lésion active.

Conclusion : L’arrêt immédiat du médicament suspect, les soins de support précoces et l’éducation des parents sur les signes d’alerte restent essentiels.

Mots-clés : enfant ; lamotrigine ; nécrolyse épidermique toxique ; syndrome de Lyell

Introduction: Toxic epidermal necrolysis, also known as Lyell syndrome, is a severe bullous drug reaction belonging to the Stevens–Johnson syndrome/toxic epidermal necrolysis spectrum. Rare in children, it represents a dermatological emergency. Lamotrigine is an antiepileptic drug associated with a risk of toxic epidermal necrolysis, particularly when combined with valproate. We report this case to highlight the potential severity of this drug combination.

Case presentation: A 6-year-old boy with absence epilepsy and behavioral disorders had been receiving sodium valproate for five years. Lamotrigine had been introduced 14 days before symptom onset. The condition began with plantar pruritus that became generalized, followed by papular and then generalized bullous lesions associated with painful urination. The child was febrile (39°C) and presented with flaccid bullae, extensive post-bullous erosions, a positive Nikolsky sign, erosive cheilitis, and oral mucosal involvement. The affected body surface area was estimated at 80%. Lamotrigine and valproate were discontinued. Management consisted of supportive care. The outcome was favorable, with complete healing within four weeks. Valproate was reintroduced after four weeks. At five-month follow-up, diffuse post-inflammatory dyschromia persisted without active lesions.

Conclusion: Immediate withdrawal of the suspected drug, early supportive care, and parental education regarding warning signs remain essential.

Keywords: child, lamotrigine, Lyell syndrome, toxic epidermal necrolysis

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Profil épidémio-clinique de la tuberculose chez les enfants sévèrement malnutris âgés de moins de 5 ans

Clinical épidémiological profile of tuberculosis in severely malnourished children under 5 years old

Rakotomalala R.L.H., Tsifiregna R.L.2, Rasoanirina M.C.M.R., Randrianarisoa M., Robinson A.L.

Introduction : La tuberculose et la malnutrition chez l’enfant demeurent actuellement un réel problème de santé publique. L’objectif de la présente étude était de décrire le profil épidémioclinique de la tuberculose chez les enfants sévèrement malnutris âgés de moins de 5ans.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective réalisée de janvier 2019 à décembre 2022 dans les services de pédiatrie du CHU Mère Enfant Tsaralalana et du CHU Joseph Raseta Befelatanana incluant les enfants âgés de moins de 5 ans admis pour une malnutrition aiguë sévère associée à une tuberculose.

Résultats : Parmi 1441 enfants admis, soixante-deux cas de tuberculose ont été répertoriés soit une prévalence de 4,3%. L’âge moyen était de 24,37 mois ± 1,72 mois avec un sex ratio de 0,77 et 51,6% étaient issus de la zone rurale. Seize enfants (26%) avaient une notion de contage tuberculeux avéré et 29% n’ont pas été vaccinés par le BCG. Cliniquement, le marasme était identifié dans 66% des cas. Il y avait une localisation pulmonaire de la tuberculose dans 48% de cas. L’évolution était favorable dans 84% des cas. Le taux de létalité était de 16%.

Conclusion : Des mesures préventives ciblées portant sur la comorbidité tuberculose et malnutrition sont nécessaires.

Mots-clés : BCG ; Enfant ; Malnutrition aiguë sévère ; Poids/ taille ; Tuberculose.

Introduction: Malnutrition and tuberculosis in children remain a real public health problem today. The objective of the present stydy was to describe the epidemiological and clinical profile of tuberculosis in severely malnourished children under 5 years of age.

Methods: This was a retrospective descriptive study carried out from January 2019 to December 2022 in the pediatric department of the Tsaralalana Mother and Child and Joseph Raseta Befelatanana University Hospital including children under 5 years of age admitted for severe acute malnutrition associated with tuberculosis.

Results: Amoung 1441 children admitted, sixty-two cases of tuberculosis were recorded, representing a prevalence of 4,3%. The average age of children was 24,37 months ± 1,72 months with a sex ratio 0,77 and 51,6% came from the rural area. Sixteen children (26%) had a notion of proven tuberculosis infection and 29% were not vaccinated with BCG. Clinically, marasmus was the most frequently found type of malnutrition (66%) and 48% of children presented pulmonary tuberculosis. The outcome Conclusion: Targeted preventive measures addressing the comorbidity of tuberculosis and malnutrition are needed.

Keywords: BCG; Child; Severe acute malnutrition; Tuberculosis; Weight/size.

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Aspects thérapeutiques des fractures de l’enfant au Centre Hospitalier de Soavinandriana

Therapeutic aspects of childhood fractures at the Soavinandriana Hospital Center

Randriambololona V.H., Rakotonarivo A.A.V., Randrianirina A., Ralahy M.F., Rabemazava A.Z.L.A., Solofomalala G.D., Razafimahandry H.J.C.

Introduction : Les fractures des membres chez l’enfant sont fréquentes et peuvent être invalidantes. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects thérapeutiques des fractures traumatiques des membres chez l’enfant dans notre contexte.

Patients et méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective, observationnelle et descriptive effectuée au Service de Traumatologie Orthopédie du Centre Hospitalier de Soavinandriana Antananarivo Madagascar sur une période d’étude de cinq ans et demi.

Résultats : Au total, quatre-vingt-quinze patients étaient retenus, l’âge moyen étant de 8,77 ans et avec un sex ratio de 1,79. Les accidents domestiques prédominaient dans 44,21% des cas (n= 42). Les deux os de l’avant-bras puis l’humérus étaient les plus fréquemment touchés dans 69,47% (n= 66). Le tiers moyen de la diaphyse était le siège principal dans 35,79 % (n= 34) et 97,89% (n= 93) étaient des fractures fermées. La prise en charge était chirurgicale dans 71,57% des cas (n= 68) dont 80,88% (n=55) en percutanée. La durée moyenne de consolidation était de 2,50 mois. Aucune complication n’avait été rencontrée à un recul minimal de 6 mois. L’ablation de la broche était effectuée au cinquième mois en moyenne et une bonne récupération fonctionnelle était obtenue chez tous les patients.

Conclusion : Les fractures traumatiques chez l’enfant intéressaient principalement les os longs du membre supérieur, dans leur partie diaphysaire. Une bonne indication thérapeutique et un suivi rigoureux permettent d’obtenir un bon résultat fonctionnel.

Mots clés : Broche ; Enfant ; Fractures fermées ; Intervention percutanée ; Résultat.

Introduction: Limb fractures are common in children and may result in functional impairment. This study aimed to describe the therapeutic management of traumatic limb fractures in children in our setting.

Patients and Methods: A retrospective, observational, descriptive study was conducted in the Department of Orthopedic Trauma Surgery at Soavinandriana Hospital Center, Antananarivo, Madagascar, over a five-and-a-half-year period.

Results: A total of 95 children were included. The mean age was 8.77 years, with a male-to-female ratio of 1.79. Domestic accidents were the leading cause of injury, accounting for 44.21% of cases (n = 42). Fractures of both bones of the forearm, followed by humeral fractures, were the most frequent, representing 69.47% of cases (n = 66). The middle third of the diaphysis was the most common fracture site (35.79%; n = 34), and 97.89% of fractures were closed (n = 93). Surgical treatment was performed in 71.57% of patients (n = 68), including percutaneous fixation in 80.88% (n = 55). The mean fracture healing time was 2.50 months. No complications were observed after a minimum follow-up of 6 months. Kirschner wires were removed after a mean duration of 5 months, and all patients achieved a satisfactory functional recovery.

Conclusion: Traumatic fractures in children predominantly involved the diaphyseal region of the long bones of the upper limb. Appropriate therapeutic management combined with close follow-up resulted in excellent functional outcomes.

Keywords: Child; Closed fractures; Functional outcome; Kirschner wire; Percutaneous fixation.

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Pneumopathies d’inhalation en contexte de traumatisme crânien grave chez l’enfant

Aspiration Pneumonia following severe traumatic brain injury in pediatric patients

Razafindraibe F.A.P., Rakotomalala R.L.H., Rakotomavo F.A., Rakotoarison R.C.N.

Introduction : Les pneumopathies d’inhalation constituent une cause importante de morbi-mortalité dans les pays à ressources limitées. L’objectif de cette étude était de déterminer les aspects épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs des pneumopathies d’inhalation chez les enfants traumatisés crâniens graves.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive, réalisée dans le service des Urgences Chirurgicales du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA), sur une période de 12 mois (Janvier-Décembre 2024). Ont été inclus, tous les patients moins de 15ans admis dans le service pour traumatisme crânien grave compliquer d’une pneumopathie d’inhalation.

Résultats : Parmi les 170 enfants traumatisés crâniens graves, 77 ont présenté une pneumopathie d’inhalation soit 45%. L’âge moyen des patients était de 10,2 +/- 3,12 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio : 2,08). Le délai de prise en charge était supérieur à 2 heures dans la majorité des cas (60%). L’encombrement bronchique (75%) et les signes de lutte respiratoire (60%) étaient les signes les plus observés. Une désaturation était observée chez 40 patients soit 52%. À l’admission, tous les patients ont été intubés et mis sous assistance respiratoire. Une antibiothérapie probabiliste a été réalisée chez tous les patients en associant Ceftriaxone et Metronidazole. Le taux de mortalité était de 50%.

Conclusion : La pneumopathie d’inhalation est fréquente chez les enfants traumatisés crâniens graves. La sécurisation précoce des voies aériennes est primordiale pour la prévention.

Mots clés : Épidémiologie ; Évolution ; Pneumopathie d’inhalation ; Service des Urgences ; Traumatisme crânien

Introduction: Aspiration pneumonia is a significant cause of morbidity and mortality in low-resource settings. The aim of this study was to determine the epidemiological, clinical, therapeutic, and outcome characteristics of aspiration pneumonia in children with severe traumatic brain injury.

Methods: This was a retrospective descriptive study conducted in the Surgical Emergency Department of the Joseph Ravoahangy Andrianavalona Teaching Hospital over a 12-month period (January to December 2024). All patients under 15 years of age admitted for severe traumatic brain injury complicated by aspiration pneumonia were included. Patients with incomplete medical records were excluded

Results: Among 170 children with severe traumatic brain injury, 77 developed aspiration pneumonia, representing a prevalence of 45%. The mean age was 10.2 ± 3.12 years, with a male predominance (sex ratio: 2.08). The time to management exceeded 2 hours in most cases (60%). Bronchial congestion (75%) and signs of respiratory distress (60%) were the most frequently observed clinical signs. Oxygen desaturation was observed in 40 patients (52%). Upon admission, all patients were intubated and received mechanical ventilation. Empirical antibiotic therapy combining Ceftriaxone and Metronidazole was administered in all cases. The mortality rate was 50%.

Conclusion: Aspiration pneumonia is frequent among children with severe traumatic brain injury. Early airway protection is essential for prevention and improved outcomes.

Keywords: Aspiration pneumonia; Brain Injuries; Emergency department; Epidemiology; Outcome’s assessment

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Caractéristiques clinico-évolutives des infections respiratoires aiguës en milieu hospitalier pédiatrique

Clinical and outcome characteristics of acute respiratory infections in a pediatric hospital

Ranivoson A.H., Rakotomalala R.L.H., Randrianilana H.F., Robinson A.L.

Introduction : Les infections respiratoires aiguës sont une des causes les plus fréquentes de morbi-mortalité chez l’enfant. Cette étude avait pour objectif de décrire le profil clinico-évolutif des infections respiratoires aiguës requérant une hospitalisation chez les enfants au Centre Hospitalier Universitaire Mère Enfant Tsaralalàna.

Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive sur une période de 12 mois allant du janvier à décembre 2019 au Centre Hospitalier Universitaire Mère Enfant Tsaralalàna incluant les enfants âgés de 1 à 59 mois hospitalisés pour infections respiratoires aiguës.

Résultats : Parmi 2605 hospitalisations, 1246 cas ont été recensés, soit une prévalence hospitalière de 47,8%, un âge médian de 8 mois et un sex ratio de 1,17. Le nombre de patients qui ont consulté dans les 48 heures suivant le début des symptômes était de 648 (52%). La détresse respiratoire constituait le principal motif d’hospitalisation (n = 732). La forme basse prédominait, dominées par la bronchiolite (n = 709) et la pneumonie (n = 375). Les facteurs de vulnérabilité incluaient la malnutrition aiguë (n = 300), le tabagisme passif (n = 171) et la cardiopathie congénitale (n = 53). Les complications ont été observées chez 99 patients avec au premier plan le choc septique (n = 31) puis l’insuffisance cardiaque (n = 26). La durée moyenne d’hospitalisation était de 5 (±5,13 jours). La létalité hospitalière était de 3,6%.

Conclusion : Malgré une évolution globalement favorable, la persistance de complications et d’une mortalité non négligeable souligne la nécessité de renforcer la prévention, le diagnostic précoce et l’accès aux moyens thérapeutiques essentiels.

Mots-clés : Bronchiolite ; Hospitalisation ; Mortalité ; Pneumonie.

Introduction: Acute respiratory infections are one of the most frequent causes of morbidity and mortality in children. This study aimed to describe the epidemiological, clinical, and outcome characteristics of acute respiratory infections in children hospitalized at the Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Tsaralalàna in Antananarivo.

Methods: This was a retrospective descriptive study conducted over a 12-month period from January to December 2019 at the Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Tsaralalàna, including children aged 1 to 59 months hospitalized for acute respiratory infections.

Results: Among 2,605 hospitalizations, 1,246 cases were recorded, representing a hospital prevalence of 47.8%, with a median age of 8 months and a sex ratio of 1.17. The number of patients who were presented within 48 hours after symptom onset was 648 (52%). Respiratory distress was the main reason for hospitalization (n = 732), and lower respiratory tract infections predominated, mainly bronchiolitis (n = 709) and pneumonia (n = 375). Vulnerability factors included acute malnutrition (n = 300), passive smoking (n = 171), and congenital heart disease (n = 53). Complications were observed in 99 patients, mostly a septic shock (n = 31) and heart failure (n = 26). The mean hospital stay was 5 (±5.13) days. The in-hospital mortality rate was 3.6%.

Conclusion: Despite a generally favorable outcome, the persistence of complications and non-negligible mortality highlights the need to strengthen prevention, early diagnosis, and access to essential therapeutic resources.

Keywords: Bronchiolitis; Hospitalization; Mortality; Pneumonia.

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Facteurs associés à la prématurité avant 34 semaines d’aménorrhée au cours de la pré-éclampsie

Factors associated with preterm delivery before 34 weeks of gestation in preeclampsia

Rasoanandrianina B.S., Rakotomalala R.L.H., Tsifiregna R.L., Joelin P., Rafenoarisoa F.S., Randriambololona D.M.A., Rasolonjatovo J.D.L.C., Randriambelomanana J.A. , Andrianampanalinarivo Hery R., Rakotomahenina H.R., Randriamahavonjy R.

Introduction : La pré-éclampsie et la prématurité induisent une lourde morbi-mortalité materno-fœtale. Cette étude visait à identifier les facteurs associés à l’accouchement prématuré avant 34 semaines d’aménorrhée (SA) en cas de pré-éclampsie.

Méthodes : Une étude cas-témoins a été menée au Centre Hospitalier Universitaire de Gynécologie-Obstétrique de Befelatanana du 1er juillet 2018 au 31 décembre 2019. Les cas incluaient les patientes pré-éclamptiques ayant accouché avant 34 SA.
Résultats : Durant la période d’étude, 655 cas de pré-éclampsie ont été enregistrés parmi 18 455 admissions obstétricales, soit une prévalence hospitalière de 3,54%. L’âge moyen était de 27 ± 7,22 ans chez les cas. Les principaux facteurs associés à la prématurité avant 34 SA étaient la pré-éclampsie précoce (OR = 346,09[149–803] ; p<0,001), la pré-éclampsie sévère (OR = 4,02 [2,44–6,61] ; p<0,001), les céphalées (OR = 3,21[2,21–4,65] ; p<0,001), le flou visuel (OR = 2,39 [1,43–4,01] ; p = 0,0006) , le syndrome HELLP (OR = 6,00 [2,81–12,82] ; p<0,001), l’éclampsie (OR = 2,90 [1,83–4,60] ; p<0,001), l’insuffisance rénale aiguë (OR = 2,26 [1,01–5,02] ; p = 0,04) et le retard de croissance intra-utérin (OR = 2,09 [1,27–3,44] ; p = 0,003).

Conclusion : L’identification précoce des facteurs de risque de prématurité avant 34 SA chez les patientes pré-éclamptiques est essentielle afin de réduire les complications maternelles et néonatales.

Mots-clés : Complications maternelles ; Facteurs de risque ; Nouveau-né ; Pré-éclampsie ; Prématurité.

Introduction: Preeclampsia and prematurity induce a heavy burden of maternal and fetal morbidity and mortality. This study aimed to identify the factors associated with preterm delivery before 34 weeks of gestation (WG) in preeclamptic patients.

Methods: A case-control study was conducted at the Befelatanana University Hospital of Gynecology and Obstetrics from July 1, 2018, to December 31, 2019. Cases included preeclamptic patients who delivered before 34 WG.
Results: During the study period, 655 cases of preeclampsia were recorded out of 18 455 obstetric admissions, representing a hospital prevalence of 3.54%. In the case group, the mean maternal age was 27 +/- 7.22 years. The primary factors significantly associated with preterm delivery before 34 WG were early-onset preeclampsia (OR = 346.09[149–803] ; p < 0.001), severe preeclampsia (OR = 4.02 [2.44–6.61]), headache (OR = 3.21[2.21–4.65] ; p < 0.001), blurred vision (OR = 2.39[1.43–4.01] ; p = 0.0006), HELLP syndrome (OR = 6.00 [2.81–12.82] ; p < 0,001), eclampsia (OR = 2.90 [1.83–4.60] ; p < 0.001), acute kidney injury (OR = 2.26 [1.01–5.02] ; p = 0.04) and intrauterine growth restriction (OR = 2.09 [1.27–3.44] ; p = 0.003).

Conclusion: Early identification of risk factors for preterm delivery before 34 WG in preeclamptic patients is essential to optimize management and reduce maternal and neonatal complications.

Keywords: Maternal complications; Neonate; Preeclampsia; Prematurity; Risk factors.

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Consultations prénatales et état de santé des nouveau-nés à l’hôpital de Gynécologie Obstétrique de Befelatanana

Antenatal care and newborn health status at Befelatanana Hospital of Gynecology and Obstetrics

Rakotomalala R.L.H., Ratovonjanahary F.R.E., Rasoanandrianina B.S., Robinson A.L.

Introduction : Les consultations prénatales (CPN) sont essentielles pour prévenir la morbi-mortalité maternelle et néonatale. À Madagascar, malgré une meilleure couverture des CPN, la mortalité néonatale demeure élevée. Cette étude visait à évaluer l’influence de la qualité des consultations prénatales sur l’état de santé des nouveau-nés au CHU Gynécologie Obstétrique Befelatanana.

Méthodes : Une étude rétrospective analytique de type cas-témoins a été menée du 1er décembre 2018 au 31 janvier 2019 au CHU Gynécologie Obstétrique Befelatanana. Cent nouveau-nés hospitalisés en néonatalogie ont été comparés à 200 nouveau-nés restés auprès de leur mère à la maternité. Les données sociodémographiques maternelles, les caractéristiques des consultations prénatales et les paramètres néonataux ont été analysés. Les Odds Ratio (OR) avec intervalle de confiance à 95% ont été calculés.

Résultats : Le jeune âge maternel représentait un facteur de risque significatif d’accouchement d’un nouveau-né malade (OR=2,1 [1,2-3,7] ; p=0,01). Les mères ayant réalisé moins de quatre consultations prénatales présentaient 2,7 fois plus de risque d’avoir un nouveau-né malade (OR=2,7[1,6-4,6] ; p=0,0001). Le début tardif des consultations prénatales après le premier trimestre augmentait également ce risque (OR=1,8 [1,1-3] ; p=0,003). L’absence de prise en charge des pathologies maternelles et la méconnaissance des signes de danger de la grossesse tels que la présence d’œdème des membres inférieurs et l’absence de mouvements fœtaux étaient significativement (OR = 3,6 [1,4-9,2] avec p=0,001 et OR =3,1[1,2-8,3] avec p =0,01) associées à la morbi-mortalité néonatale.

Conclusion : La qualité et la précocité des consultations prénatales influencent significativement l’état de santé des nouveau-nés. Le renforcement des stratégies de suivi prénatal constitue une priorité de santé publique à Madagascar.

Mots clés : Consultation prénatale ; Madagascar ; Morbidité néonatale ; Néonatalogie ; Nouveau-né.

Introduction: Antenatal care (ANC) is a key component in the prevention of maternal and neonatal morbidity and mortality. In Madagascar, despite improved ANC coverage, neonatal mortality remains high. This study aimed to assess the impact of the quality of antenatal care on neonatal health outcomes at the University Hospital of Gynecology and Obstetrics of Befelatanana.

Methods: A retrospective case-control study was conducted from December 1st, 2018 to January 31st, 2019 at Befelatanana University Hospital of Gynecology and Obstetrics. One hundred newborns admitted to the neonatal unit were compared with 200 healthy newborns remaining with their mothers in the maternity ward. Maternal sociodemographic data, antenatal care characteristics and neonatal parameters were analyzed. Odds ratios with 95% confidence intervals were calculated.

Results: Young maternal age was identified as a significant risk factor for neonatal morbidity (OR=2.1[1.2-3.7]; p=0.01). Mothers who attended fewer than four antenatal consultations were 2.7 times more likely to deliver a sick newborn (OR=2.7 [1.6-4.6]; p=0.0001). Late initiation of antenatal care after the first trimester was also associated with neonatal morbidity (OR=1.8 [1.1-3]; p=0.003). Lack of maternal disease management and poor knowledge of pregnancy danger signs were significantly (OR = 3.6 [1.4-9.2] avec p=0.001 et OR =3.1[1.2-8.3] avec p =0.01) associated with neonatal morbidity and mortality.
Conclusion: The quality and early initiation of antenatal care significantly influence neonatal health status. Strengthening antenatal follow-up strategies should remain a public health priority in Madagascar.

Keywords: Antenatal care; Madagascar; Neonatal morbidity; Neonatology; Newborn.

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Facteurs de risque des infections nosocomiales bactériennes néonatales à l’Hôpital Universitaire Anosiala

Risk factors for neonatal bacterial nosocomial infections at the University Hospital of Anosiala

Ratovonjanahary F.R.E., Rakotomalala R.L.H., Rasoanandrianina B.S., Robinson A.L.

Introduction : Les infections nosocomiales néonatales constituent un problème majeur de santé publique dans les pays à ressources limitées. Cette étude visait à identifier leurs facteurs de risque au CHU Anosiala.

Méthodes : Une étude cas-témoins rétrospective a été menée dans le service de néonatalogie du CHU Anosiala du 1er juin 2015 au 31 mars 2020. Les cas étaient constitués de nouveau-nés ayant développé une infection nosocomiale après 48 heures d’hospitalisation selon les critères du CDC d’Atlanta. Pour chaque cas, un témoin apparié sur le sexe et la période d’hospitalisation, hospitalisé plus de 48 heures sans infection nosocomiale, a été inclus. Les données ont été analysées avec le logiciel Epi Info 7.

Résultats : Parmi les 551 nouveau-nés hospitalisés, 59 ont développé une infection nosocomiale (10,7%). Les principaux signes cliniques étaient la détresse respiratoire (44,1%) et l’instabilité thermique (39%). Les facteurs de risque associés étaient un âge maternel inférieur à 18 ans (OR=2,9 ; p=0,03), moins de quatre consultations prénatales (OR=2,1 ; p=0,04), une prématurité inférieure à 32 semaines d’aménorrhée (OR=43,7 ; p<10⁻⁷), un poids d’admission inférieur à 1500 g (OR=17,5 ; p<10⁻⁷), la réanimation néonatale (OR=19,5 ; p=0,002), l’oxygénothérapie (OR=31,5 ; p<10⁻⁹), les perfusions intraveineuses (OR=34,5 ; p<10⁻⁷) et l’utilisation des inhibiteurs de pompe à protons (OR=23,7 ; p<10⁻⁸). En analyse multivariée, le nombre insuffisant de consultations prénatales, l’asphyxie périnatale et l’utilisation des inhibiteurs de pompe à protons étaient des facteurs indépendants.

Conclusion : Les infections nosocomiales néonatales demeurent fréquentes au CHU Anosiala. Le renforcement de la prévention, la limitation des gestes invasifs et l’amélioration du suivi prénatal sont essentiels.

Mots-clés : Consultations prénatales ; Infection nosocomiale ; Madagascar ; Nouveau-né ; Prématurité.

Introduction: Neonatal nosocomial infections remain a major public health concern in low-resource settings. This study aimed to identify risk factors for neonatal nosocomial infections at Anosiala University Hospital.

Methods: A retrospective case-control study was conducted in the neonatal unit of Anosiala University Hospital from June 1, 2015, to March 31, 2020. Cases were neonates who developed a nosocomial infection after 48 hours of hospitalization according to the Atlanta CDC criteria. For each case, one control matched for sex and hospitalization period, hospitalized for more than 48 hours without nosocomial infection, was included. Data were analyzed using Epi Info 7 software.

Results: Among 551 hospitalized neonates, 59 developed a nosocomial infection (10.7%). The main clinical manifestations were respiratory distress (44.1%) and thermal instability (39%). Associated risk factors included maternal age <18 years (OR=2.9; p=0.03), fewer than four antenatal care visits (OR=2.1; p=0.04), gestational age <32 weeks (OR=43.7; p<10⁻⁷), admission weight <1500 g (OR=17.5; p<10⁻⁷), neonatal resuscitation (OR=19.5; p=0.002), oxygen therapy (OR=31.5; p<10⁻⁹), intravenous infusions (OR=34.5; p<10⁻⁷), and proton pump inhibitor use (OR=23.7; p<10⁻⁸). Multivariate analysis identified insufficient antenatal care, perinatal asphyxia, and proton pump inhibitor use as independent risk factors.
Conclusion: Neonatal nosocomial infections remain frequent at Anosiala University Hospital. Strengthening infection prevention measures, reducing invasive procedures, and improving antenatal care are essential to decrease their occurrence.

Keywords: Antenatal care; Nosocomial infection; Madagascar; Neonate; Prematurity.

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Transfert du tibial antérieur dans le pied bot varus équin du grand enfant à Toamasina

Tibialis anterior transfer for clubfoot in older children in Toamasina

Randrianirina A., Ranaivoson H., Ralahy M.F.L., Rabesalama S.E.N., Raherison A.R.

Introduction : Le pied bot varus équin (PBVE) récidivant ou résiduel du grand enfant reste difficile à prendre en charge dans les contextes où les ressources sont limitées. Le transfert du tendon tibial antérieur permet de corriger la supination dynamique par rééquilibrage musculaire, sans recours à un implant coûteux. L’objectif était de rapporter l’expérience du centre hospitalier universitaire (CHU) Morafeno dans la prise en charge des PBVE du grand enfant par cette technique.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective portant sur les enfants opérés pour PBVE récidivant ou résiduel au CHU Morafeno entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024. Les paramètres étudiés concernaient les données épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques.

Résultats : Huit patients, soit 10 pieds, ont été inclus. L’âge moyen était de 6,8 ± 2,4 ans. Le transfert était complet et fixé au troisième cunéiforme par bouton plantaire dans tous les cas. Une ténotomie d’Achille était associée chez 5 patients. La dorsiflexion moyenne passait de 11,9° en préopératoire à 14,5° en postopératoire, soit un gain moyen de 2,6°. L’amélioration moyenne du score de Pirani avant et après la chirurgie était faible, de 0,06 point.

Conclusion : Le transfert mini-invasif du tibial antérieur apparaît réalisable au CHU Morafeno avec des moyens simples. Cette technique est adaptée au contexte malgache lorsque l’indication est rigoureuse, sur un pied souple ou rendu corrigible, et lorsque le suivi postopératoire peut être assuré.

Mots-clés : Enfant ; Madagascar ; Pied bot ; Score de Pirani ; Transposition tendineuse.

Introduction: Recurrent or residual clubfoot in older children remains difficult to manage in settings with limited resources. Tibialis anterior tendon transfer corrects dynamic supination through muscle rebalancing, without the need for costly implants. The objective was to report the experience of Morafeno University Hospital in the management

Methods: This was a retrospective descriptive study including children operated on for recurrent or residual clubfoot at Morafeno University Hospital between January 1, 2020 and December 31, 2024. The studied parameters included epidemiological, clinical and therapeutic data.

Results: Eight patients, corresponding to 10 feet, were included. The mean age was 6.8 ± 2.4 years. In all cases, a complete transfer was performed and fixed to the third cuneiform using a plantar button. Achilles tenotomy was associated in 5 patients. Mean dorsiflexion increased from 11.9° preoperatively to 14.5° postoperatively, corresponding to a mean gain of 2.6°. The mean improvement in Pirani score between the preoperative and postoperative assessments was limited, at 0.06 points.

Conclusion: in this preliminary series, minimally invasive tibialis anterior tendon transfer appears feasible at Morafeno University Hospital using simple resources. This technique is well suited to the Malagasy context when the indication is carefully selected, in a flexible or corrected foot, and when postoperative follow-up can be ensured.

Keywords: Child; Clubfoot; Madagascar; Pirani score; Tendon transfer

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Gestion des voies aériennes chez les nourrissons de moins de deux ans : pratiques hospitalières à Mahajanga

Airway management in children under two years of age: Hospital practices in Mahajanga

Randrianirina H.H., Velonjara T.D., Raveloharimino N.H., Andriamananjara C.B., Rasamimanana N.G., Rabesandratana H.N., Rajaonera A.T.

Introduction : La gestion des voies aériennes supérieures chez les nourrissons de moins de deux ans constitue un défi en anesthésie en raison des particularités anatomo-physiologiques exposant à un risque accru de complications respiratoires peropératoires. Les objectifs étaient de décrire les pratiques de gestion des voies aériennes supérieures au bloc opératoire et d’identifier les incidents associés

Méthodes : Une étude prospective descriptive était menée de février à juillet 2025 dans deux Centres Hospitalo-Universitaires et deux cliniques privées de Mahajanga. Tous les nourrissons de moins de deux ans opérés sous anesthésie générale avec prise en charge des voies aériennes ont été inclus.

Résultats : Soixante-cinq patients ont été retenus. L’âge moyen était de 14,26 +/- 3,5 mois et le sex ratio de 1,81. La chirurgie programmée prédominait (66,2%), dominée par la cure herniaire (36,9%). À l’induction, la ventilation au masque facial était réalisée dans 95,4% des cas et nécessitait une canule oropharyngée dans 61,5%. En peropératoire, le masque facial avec ou sans canule était utilisé dans 53,9% des cas. L’intubation orotrachéale concernait 41,5% des enfants, tandis que le masque laryngé restait peu utilisé (4,6%). Les principales complications étaient le bronchospasme (4,6%), la désaturation (3,1%) et l’arrêt cardio-respiratoire hypoxique (1,5%).

Conclusion : Cette étude met en évidence la prédominance des techniques conventionnelles de gestion des voies aériennes supérieures et une utilisation limitée des dispositifs supraglottiques. Les complications observées soulignent la vulnérabilité des nourrissons et la nécessité de renforcer la formation, la standardisation des pratiques et l’accès aux dispositifs adaptés.

Mots-clés : Anesthésie pédiatrique ; Complications respiratoires ; Nourrisson ; Voies aériennes

Introduction: Airway management in children under two years of age is particularly challenging in anaesthesia due to specific anatomical and physiological characteristics that increase the risk of perioperative respiratory complications. The objectives of this study were to describe airway management practices in the operating theatre and to identify associated complications.

Methods: A prospective descriptive study was conducted from February to July 2025 in two University Hospital Centres and two private clinics in Mahajanga. All children under two years of age undergoing surgery under general anaesthesia with airway management were included.

Results: A total of 65 patients were included. The mean age was 14.26 +/- 3.5 months and the sex ratio was 1.81. Elective surgery was predominant (66.2%), mainly represented by inguinal hernia repair (36.9%). At induction, face mask ventilation was used in 95.4% of cases and required an oropharyngeal airway in 61.5%. Intraoperatively, a face mask with or without an oropharyngeal airway was used in 53.9% of cases. Orotracheal intubation was performed in 41.5% of children, while the use of a laryngeal mask airway remained limited (4.6%). The main complications were bronchospasm (4.6%), desaturation (3.1%), and hypoxic cardiopulmonary arrest (1.5%).

Conclusion: This study highlights the predominance of conventional airway management techniques and the limited use of supraglottic devices. The observed complications underline the vulnerability of infants and the need to strengthen training, standardise practices, and improve access to appropriate airway devices.

Keywords: Airway management; Infant; Paediatric anaesthesia; Respiratory complications.

Article original

Épidémiologie des fractures traumatiques de l’enfant vues au Centre Hospitalier de Soavinandriana

Epidemiology of traumatic fractures in children at the Soavinandriana Hospital Center

Randriambololona V.H., Rakotonarivo A.A.V., Randrianirina A., Ralahy M.F., Rabemazava A.Z.L.A., Solofomalala G.D., Razafimahandry H.J.C.

Introduction : Les fractures traumatiques des membres chez l’enfant constituent un problème de santé publique de par leurs fréquences élevées et de leurs morbidités parfois invalidantes. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques et lésionnels des fractures traumatiques des membres chez l’enfant dans notre contexte.

Méthodes : Les fractures traumatiques des membres chez l’enfant constituent un problème de santé publique de par leurs fréquences élevées et de leurs morbidités parfois invalidantes. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques et lésionnels des fractures traumatiques des membres chez l’enfant dans notre contexte.

Résultats : Quatre-vingt-quinze patients étaient retenus avec un sex ratio de 1,79. L’âge médian était de 8,77 ans avec des extrêmes allant de 1 an à 14 ans. Les accidents domestiques prédominaient (43,9%). Le membre supérieur était le plus touché (87,4%) avec prédominance du côté droit (52,6%). Les accidents survenaient surtout pendant les périodes des vacances (70,5%). Les deux os de l’avant-bras étaient les plus touchés (40,2%).

Conclusion : Dans notre contexte, les fractures traumatiques chez l’enfant survenaient surtout en période de vacances, suite aux accidents domestiques. La prévention passe par la sensibilisation et l’éducation des parents et des enfants

Mots clés : Accident domestique ; Enfant ; Fracture des membres ; Prévention ; Vacances

Introduction: Traumatic limb fractures in children are a major public health concern because of their high incidence and the potentially disabling morbidity they may cause. This study aimed to describe the epidemiological and injury characteristics of pediatric traumatic limb fractures in our setting.

Methods: A retrospective, descriptive study was conducted among children aged 0–14 years admitted for traumatic limb fractures at the Orthopedic Trauma Department of the Centre Hospitalier de Soavinandriana, Antananarivo, Madagascar.

Results: A total of 95 patients were included, with a male-to-female ratio of 1.79. The median age was 8.77 years (range: 1–14 years). Domestic accidents were the leading cause of injury (43.9%). The upper limb was the most frequently affected (87.4%), with a predominance of right-sided injuries (52.6%). Most fractures occurred during school holidays (70.5%). Fractures involving both bones of the forearm were the most common (40.2%).

Conclusion: In our setting, traumatic fractures in children occurred predominantly during school holidays and were mainly caused by domestic accidents. Prevention should focus on raising awareness and educating both parents and children.

Keywords: Child; Domestic accidents; Limb fractures; Prevention; School holidays.

Article original

Aspects épidémio-cliniques des traumatismes des membres de l’enfant en milieu scolaire à Toamasina

Epidemiological and clinical aspects of limb injuries in children in schools in Toamasina

Randrianirina A., Randriambololona V.H., Ranaivoson H., Ralahy M.F., Rabemazava A.Z.L.A., Razafimahandry H.J.C., Solofomalala G.D.

Introduction : Les traumatismes de l’enfant constituent une cause évitable de morbidité, notamment dans les pays à ressources limitées. Cette étude visait à décrire le profil épidémiologique, clinique et évolutif des traumatismes des membres survenus en milieu scolaire à Toamasina.

Méthodes : Une étude rétrospective descriptive a été réalisée au CHU Morafeno Toamasina. Elle a inclus les enfants pris en charge pour un traumatisme des membres survenu en milieu scolaire entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2025. Les caractéristiques sociodémographiques, les circonstances de survenue, les lésions et l’évolution ont été analysées.

Résultats : Parmi 786 admissions, 43 cas (5,5%) ont été recensés. L’âge moyen était de 8,0 ± 3,5 ans et 58,1% des patients étaient des garçons. Les enfants de 6 à 10 ans représentaient 46,5% des cas. Les accidents survenaient principalement dans la cour de récréation (51,2%) et étaient dus à une chute (46,5%). Les contusions (34,9%) et les fractures fermées (25,6%) étaient les lésions les plus fréquentes. Le membre inférieur était atteint dans 55,8% des cas. Le délai médian de consultation était de 6 heures et 25,6% des enfants consultaient après 24 heures. Une hospitalisation a été nécessaire chez 20,9% des patients.
Conclusion : Les traumatismes scolaires des membres sont dominés par les chutes en récréation. Le renforcement de la prévention, des premiers secours, de l’orientation précoce et de l’accès aux soins pourrait réduire leur impact.

Mots clés : École ; Enfant ; Extrémités ; Plaies et blessures.

Introduction: Pediatric trauma is a preventable cause of morbidity, particularly in low-resource settings. This study aimed to describe the epidemiological, clinical, and outcome characteristics of school-related limb injuries among children in Toamasina.

Methods: A retrospective descriptive study was conducted at the Morafeno University Hospital, Toamasina. It included children managed for school-related limb injuries between January 1, 2024, and December 31, 2025. Sociodemographic characteristics, injury circumstances, lesion patterns, and outcomes were analyzed.

Results: Among 786 admissions, 43 cases (5.5%) were identified. The mean age was 8.0 ± 3.5 years, and 58.1% of patients were boys. Children aged 6–10 years accounted for 46.5% of cases. Injuries occurred mainly on the school playground (51.2%) and were predominantly caused by falls (46.5%). Contusions (34.9%) and closed fractures (25.6%) were the most frequent injuries. The lower limb was affected in 55.8% of cases. The median consultation delay was 6 hours, and 25.6% of children presented more than 24 hours after injury. Hospitalization was required for 20.9% of patients.
Conclusion: School-related limb injuries were mainly caused by falls occurring during playground activities. Strengthening injury prevention, first-aid training, early referral, and access to healthcare could reduce their burden.

Keywords: Child; Extremities; Hospitals; School; Wounds and injuries.

Cas clinique

Deux cas de tuberculome intracérébral chez l'enfant

Two cases of pediatric intracerebral tuberculoma

Razafindrafara H.E., Tsifiregna R.L., Rakotozanany P.S., Andrianirina Z.Z., Andriambelo Z.A., Raobela Léa, Ratovondrainy Willy

Introduction : Le tuberculome intracérébral est une localisation rare de la tuberculose du système nerveux central. Nous rapportons deux cas de tuberculome cérébral pris en charge dans un service de pédiatrie.

Observations : Le premier cas concernait un enfant de 4 ans présentant un tuberculome de l’hémisphère cérébelleux, révélé par un syndrome d’hypertension intracrânienne associé à un syndrome cérébelleux. Le second cas concernait un enfant de 12 ans atteint de tuberculose pulmonaire, présentant un tuberculome pariéto-occipital gauche, révélé principalement par des crises d’épilepsie associées à une hypertension intracrânienne. Le scanner cérébral a permis de suspecter le diagnostic dans les deux cas. Une exérèse chirurgicale a été réalisée en raison de l’effet de masse et du risque vital. L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic en mettant en évidence une nécrose caséeuse entourée de granulomes épithélioïdes avec des cellules géantes de Langhans. Les deux patients ont reçu une polychimiothérapie antituberculeuse pendant 12 mois, avec une évolution clinique favorable.

Conclusion : Le tuberculome intracérébral est une affection rare mais curable. Un diagnostic précoce et un traitement adapté permettent généralement une évolution favorable

Mots clés : Anatomie pathologique ; Chirurgie ; Hypertension intracrânienne ; Scanner ; Tuberculome.

Introduction: Intracerebral tuberculoma is a rare manifestation of central nervous system tuberculosis. We report two cases of cerebral tuberculoma managed in a pediatric department.

Cases Reports: The first case involved a 4-year-old child with a tuberculoma located in the cerebellar hemisphere, presenting with intracranial hypertension and cerebellar syndrome. The second case involved a 12-year-old child with pulmonary tuberculosis who presented with a left parieto-occipital tuberculoma, manifested mainly by epileptic seizures associated with intracranial hypertension. Brain computed tomography suggested the diagnosis in both patients. Surgical excision was performed because of the life-threatening mass effect. Histopathological examination confirmed the diagnosis by demonstrating caseous necrosis surrounded by epithelioid granulomas with Langhans giant cells. Both patients received a 12-month course of anti-tuberculosis therapy, with a favorable clinical outcome.

Conclusion: Intracerebral tuberculoma is a rare but curable disease. Early diagnosis and appropriate treatment generally result in a favorable outcome.

Keywords: Computed tomography; Histopathology; Intracranial hypertension; Surgery; Tuberculoma.

Article original

Épidémiologie des fractures traumatiques de l’enfant vues au Centre Hospitalier de Soavinandriana

Epidemiology of traumatic fractures in children at the Soavinandriana Hospital Center

Randriambololona V.H., Rakotonarivo A.A.V., Randrianirina A., Ralahy M.F., Rabemazava A.Z.L.A., Solofomalala G.D., Razafimahandry H.J.C.

Introduction: Les fractures traumatiques des membres chez l’enfant constituent un problème de santé publique de par leurs fréquences élevées et de leurs morbidités parfois invalidantes. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques et lésionnels des fractures traumatiques des membres chez l’enfant dans notre contexte.
Méthodes : Les fractures traumatiques des membres chez l’enfant constituent un problème de santé publique de par leurs fréquences élevées et de leurs morbidités parfois invalidantes. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques et lésionnels des fractures traumatiques des membres chez l’enfant dans notre contexte.
Résultats : Quatre-vingt-quinze patients étaient retenus avec un sex ratio de 1,79. L’âge médian était de 8,77 ans avec des extrêmes allant de 1 an à 14 ans. Les accidents domestiques prédominaient (43,9%). Le membre supérieur était le plus touché (87,4%) avec prédominance du côté droit (52,6%). Les accidents survenaient surtout pendant les périodes des vacances (70,5%). Les deux os de l’avant-bras étaient les plus touchés (40,2%).
Conclusion : Dans notre contexte, les fractures traumatiques chez l’enfant survenaient surtout en période de vacances, suite aux accidents domestiques. La prévention passe par la sensibilisation et l’éducation des parents et des enfants
Mots clés : Accident domestique ; Enfant ; Fracture des membres ; Prévention ; Vacances

Introduction: Traumatic limb fractures in children are a major public health concern because of their high incidence and the potentially disabling morbidity they may cause. This study aimed to describe the epidemiological and injury characteristics of pediatric traumatic limb fractures in our setting.
Methods: A retrospective, descriptive study was conducted among children aged 0–14 years admitted for traumatic limb fractures at the Orthopedic Trauma Department of the Centre Hospitalier de Soavinandriana, Antananarivo, Madagascar.
Results: A total of 95 patients were included, with a male-to-female ratio of 1.79. The median age was 8.77 years (range: 1–14 years). Domestic accidents were the leading cause of injury (43.9%). The upper limb was the most frequently affected (87.4%), with a predominance of right-sided injuries (52.6%). Most fractures occurred during school holidays (70.5%). Fractures involving both bones of the forearm were the most common (40.2%).
Conclusion: In our setting, traumatic fractures in children occurred predominantly during school holidays and were mainly caused by domestic accidents. Prevention should focus on raising awareness and educating both parents and children.
Keywords: Child; Domestic accidents; Limb fractures; Prevention; School holidays.